Botswana
3 au 18 novembre 2025
2ème partie - Savuti et Parc National de Chobe
Jeudi 13 novembre : départ à 5h35. Premières rencontres du matin : girafe, steenbok dans une jolie lumière de lever de soleil.

On file vers le Nord, vers Pump Pan, un point d’eau mais il n’y a pas d’animaux. Plus loin, ce sont une impala

et un gnou qui nous saluent. On entend des petits couinements. On s’approche. Il s’agit de jeunes chacals. Il y en a deux avec leurs parents.

Dans la savane blonde, un peu plus loin, on aperçoit deux guépards. Dommage qu’ils ne soient pas plus près. On fait un grand détour pour rejoindre la direction vers laquelle ils sont partis (on n’a pas le droit de faire du hors piste), mais malgré les «échanges radios», on ne les trouve pas. On se contente pour l’instant d’un outarde de kori et, à nouveau, d’un steenbok. On croise une girafe. Il y a des traces de lion dans le bush. On tombe sur une troupe d’une dizaine lions, la North Pride. Ils sont tranquillement installés à l’ombre d’arbustes. On prend notre petit-déjeuner vers 8h45 à un point de rencontre dans le parc, il est interdit de sortir des voitures en dehors de ces points. Juste à côté passent des éléphants et des buffles. On redescend un peu vers le Sud et on passe devant Leopard Rock Hill,

une montagne où il peut y avoir des léopards quand les femelles ont leurs petits. Au bord d’une mare, un aigle pêcheur se prélasse.

On retourne voir les lions. Ils sont toujours en train de dormir ! On remarque ensuite des impalas dans les hautes herbes et un gnou dans la savane. On retourne voir si les guépards sortent de la brousse mais… non ! Une outarde de kori est tout près du véhicule. C’est une femelle.

C'est l'un des oiseaux capables de voler les plus lourds du monde. En bordure d’une prairie verdoyante, Newman nous permet de descendre du 4x4 pour aller photographier des fleurs en forme de pompon rouge. Ce sont des Red Ball Lily. Il y a plein de papillons.

On avance en voiture, et un steenbok nous regarde. C’est vraiment trop mignon.

On revient au camp à 11h35. Au menu ce midi, omelette saucisses bacon, haricots tomates, pain maison. Repos et goûter. On remonte en voiture à 15h30. Une outarde houppette a un comportement bizarre. Il s’agit d’un mâle. Il s’envole puis d’un coup se laisse tomber sans battre des ailes. Newman nous explique que c’est pour séduire les femelles.

Les lions de ce matin sont toujours à la même place sous leurs buissons. On file vers le Sud. Girafes, phacochères,

impalas, calao à bec rouge, choucador à épaulettes rouges se laissent photographier.

On aperçoit quelque chose au loin. A moins que notre guide ai eu l’info, on tombe sur de nouveaux lions. Deux femelles qui ont chacune 3 jeunes de 6 et 8 mois. Ils font partie de la South Pride. Ils sont en plein déjeuner d’un zèbre apparemment tué la veille.

On reste un moment à les observer. Sur le chemin du retour, dans la savane, on aperçoit 3 otocyons. Ils se sauvent vite. Dans la radio, ça parle de guépards. On file à leur recherche dans les hautes herbes mais à nouveau sans succès. On repasse près de la North Pride. Cette fois, ils sont sortis de sous les arbustes. Les 3 frères de 3 ou 4 ans sont bien visibles.

Leurs crinières ne sont pas encore bien fournies.

On aperçoit des éléphants mais on n’a plus le temps de s’arrêter, il faut rentrer au camp avant le coucher du soleil. C’est le règlement du parc. On arrive à 19h00. Apéro feu de camp puis dîner : salade d’avocats asperges, osso buco, polenta, butternut, légumes, sauce épinard, coconut pie.
Vendredi 14 novembre : départ à 5h35. C’est une journée «Day move», on quitte Savuti pour le Parc National de Chobe, vers le Nord-Est. On commence par aller dire bonjour à la North Pride qui est toujours dans le même coin. Les lions sont un peu plus actifs ce matin ! Ca joue, ça se fait des câlins.

On va ensuite saluer la South Pride. En passant, on croise un aigle pêcheur. La carcasse de zèbre a été bougée sous un arbuste et est bien fini. Les lionceaux chassent des chacals qui voudraient bien croquer un morceau. Dans la savane, sous un ciel menaçant,
on aperçoit, de nouveau, des otocyons. Vers 8h00, il se met à bien pleuvoir, on ferme les fenêtres du 4x4. Vers 8h30, on stoppe quand même pour un petit-déjeuner express sous quelques gouttes de pluie. C’est reparti : outarde houppette, antilope rouanne (ça ressemble un peu à un oryx avec son masque noir et blanc sur la tête mais les cornes sont différentes).

On prend la piste vers Chobe. Et à 10h20, on passe la Ghoha Gate.

On traverse la Chobe Forest Reserve. La pluie s’est arrêtée. On fait une pause pipi près d’un énorme baobab. Je suis toute petite à côté !

Vers 13h15, on arrive à Ngoma Gate, ici on entre dans le Parc National de Chobe.

On pique-nique : taboulé petits pois tomates, tranches de bacon, fromage, salade de fruits. On repart vers 13h50. Dans le bush, on voit des koudous. Ici, la végétation est différente de Savuti, il y a plus de grands arbres, surtout du tek. Le sable est plus rouge. Sur la piste, il y a un bousier qui roule sa grosse boule de… crotte. Elle est super ronde !

On longe la rivière Chobe qui marque la frontière avec la Namibie et notamment la bande de Caprivi. Il n’y a pas beaucoup d’eau.

Un chacal se repose au pied d’un petit arbuste. En bord de rivière, il y a plein d’oiseaux : canards à tête blanche, spatule,

rollier, un bec-ouvert africain (elle est noire et a une sorte d’ouverture dans son bec qui lui permet de casse des coquillages).

Des cobes boivent et broutent sur la berge.

Cette partie de Chobe est très jolie avec la rivière et le contraste entre le vert de l’herbe et le bleu de l’eau et du ciel. Plus loin, un aigle pêcheur surveille on ne sait quoi du haut de son arbre.

Des guêpiers carmin et des guêpiers nains volettent. Une girafe tente de se cacher derrière un buisson mais on l’a vu ! Vers 15h50, il se remet à pleuvoir. Un beau petit troupeau de koudous nous regarde passer. Des femelles.
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Il y a des mâles avec de jolies cornes tortillées.
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En continuant, on tombe que un grand groupe de buffles.

On arrive au nouveau camp à 16h45 sous des trombes d’eau. Il est assez sympa. On reste à l’abri dans nos tentes.

Vers 18h00, la pluie s’arrête et on peut prendre l’apéro au coin du feu. Au dîner ce soir : soupe de pomme de terre maïs, spaghettis bolognaises, crème vanille.
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Bilan Savuti :
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Samedi 15 novembre : départ à 5h35. Deux aigles pêcheurs discutent sur une branche, avant qu’un ne s’envole.

On suit des traces de lions sur la piste mais on en perd un qui semble suivre des buffles. L’autre semble être parti dans le bush. On longe la rivière en allant vers l’Est. Sur un arbre, des babouins sont perchés. Dans l’eau ou en bordure, se côtoient spatule, grande aigrette, cigogne à bec ouvert, hippopotame,
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aigle pêcheur, guêpiers carmin, crocodiles, vanneaux forgerons, héron.
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De l’autre côté de la piste, près des arbres et des arbustes, il y a des babouins.

Un peu plus loin, on aperçoit deux jeunes chacals.
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Ensuite, plus grand-chose à voir. On petit-déjeune à 8h30 sur une table de pique-nique. Après une huppe fasciée et un calao à bec rouge, on passe côté bush. Rien à voir. Ah, il y a quelques girafes puis un gros troupeaux de buffles qui traverse la piste. On roule, on roule, mais toujours rien… On rentre au camp à 11h00. Déjeuner à 11h45 : pillons de poulet, salade de riz ananas. Goûter. On reprend la voiture à 15h45. Impalas, mangoustes, girafes pour ce début. Puis, à nouveau une grand groupe de buffles qui traverse devant nous.
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Il commence à pleuvoir. Une dizaines de girafes regardent toutes dans la même direction.

Au bord de la rivière, martin-pêcheur, aigrettes sont bien présents. On retrouve les buffles sur l’autre rive.
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Dommage, on ne les a pas vu traverser. Ah, un oiseau un peu différent, c’est un oedicnème criard.
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On tourne encore en rond sans rien voir et on roule à 2 à l’heure, c’est pénible. Quand je dis 2, c’est même pas 2, des fois, l’aiguille ne dépasse même pas le zéro ! C’est chiant. On rentre au camp à 18h10. On prend l’apéro sous la tente car il pleut. Au menu du dîner : entrée de champignons carottes râpées, sirloin frites salade, dessert à l’ananas à la crème (façon charlotte). Très bon, comme toujours.
Dimanche 16 novembre : départ à 5h30 pour la rivière. Dans un arbre puis au sol, on voit un coucal différent : le coucal à sourcils blancs.
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Un jacana a attrapé une sauterelle et un héron guette son repas dans l’eau. La lumière est douce, ce matin.

Un babouin est planqué dans son arbre avec son petit. On découvre une nouvelle espèce d’oiseau : le vanneau du Sénégal. Il a les pattes et le bec jaune. Et sur son bec, pendouille une excroissance jaune appelée caroncule.
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Toujours présent le long de la rivières les aigles pêcheurs. Dommage qu’ils ne pêchent pas devant nous ! Chacal,
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impalas, crocodiles peuplent les alentours. Sur la piste principale, des voitures sont arrêtées. Des lions dorment encore sous les arbustes. On file prendre notre petit-déjeuner vers 8h00. On suit les pistes côté bush. Bon, il n’y a encore pas grand-chose à voir. Ah si, un bébé impala. Trop mignon.
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On voit un choucador à oreillons bleus. Le bleu de son plumage brille. Dans une mare de boue, flotte un gros lézard. C’est un varan d’eau.
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On se dirige vers Kasane. Dans le bush, on croise un phacochère, des koudous. Puis, plus rien de rien ! A 11h00, on passe Sedudu Gate, l’entrée (ou la sortie) principale de Chobe National Park depuis l’Est, depuis Kasane.

On va au restaurant «The Old House B&B» (3 étoiles) pour le déjeuner : pizza pour les gars, sirloin frites pour moi (un peu dur le steak). On repart à 13h35. On a rendez-vous à 14h00 pour un tour en bateau sur la rivière Chobe. Ca va être cool, enfin, on espère ! On se gare sur un parking qui «n’paye pas d’mine» et on embarque à 13h50 dans un bateau plat de 8 places.

Le guide, Ian, démarre, navigue quelques mètres et s’arrête au bureau du parc en bord de rivière pour s’enregistrer. Et c’est parti pour 3h00 de navigation. On descend la rivière sur l’Est. Avec pour consigne de ne pas mettre les mains dans l’eau, il y a des crocodiles. C’est bien agréable et il fait chaud. Il y a pas mal de petits bateaux et de plus grands. On voit plein de choses : cormoran africain,
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tantale ibis, hippopotames dans l’eau et sur la berge, crocodile sur la berge,
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buffles sur la rive, vanneau à tête blanche (il a aussi une caroncule jaune),
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chevalier guignette, anhinga d’Afrique, bihoreau gris, vanneau à ailes blanches,
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jacana à poitrine dorée. A bout d’1h30 de navigation, notre «souhait» se réalise : un troupeau d’une vingtaine d’éléphants longeant la rivière,

se baignent et s’aspergent d’eau.
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Il y en a un tout petit qui est bien protéger dans les pattes de sa mère.
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On s’arrête pour les regarder et les photographier. Malheureusement, ils ne restent pas longtemps. On fait demi-tour un peu après et on emprunte un autre bras de la rivière. Le défilé des oiseaux continue : aigrette ardoisée (elle est toute noire),
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anhinga d’Afrique,
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spatule, jacana, cormoran africain, à nouveau des hippopotames et des crocodiles, le guide ne s’approche jamais trop près. Sur la berge, on aperçoit un bec-ouvert africain.
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On revoit des oedicnèmes, mais vermiculés ceux-là,
puis des becs en ciseaux d'Afrique. Leur long bec orange est décalé entre la partie du haut et la partie du bas.
Vers 16h30, il se met à pleuvoir doucement puis plus intensément. Le guide met les gaz et on rentre à fond de train. On s’accroche au ponton vers 16h50. On retrouve Newman avec une voiture toute propre et ses cheveux coupés. Sur le chemin du retour au camp, on rencontre des koudous et une girafe face au soleil couchant.
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On arrive au camp à 18h30, pile pour l’apéro au coin du feu. Ce sera le dernier, sniff ! Au dîner : fromage pané sur salade en entrée, escalope de poulet sauce épinards et gratin de pommes de terre, malba pudding (dessert africain). On boucle ensuite les bagages en vu du départ demain. Dodo à 21h10, bel effort !
Lundi 17 novembre : c’est la fin ! Debout à 5h00. Douche dès qu’il fait un peu jour à 5h30. Vrai petit-déjeuner au camp pendant que l’équipe démonte les tentes. D’ailleurs, on n’a pas de toit ce matin !

On dit au revoir aux gars, on fait une photo souvenir. Un grand merci à eux.

Départ à 6h20. On retourne le long de la rivière Chobe. C'est beau.

On voit un arbre tout rouge : il y a plein de guêpiers carmins.
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Un varan
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et des impalas se prélassent, pendant que les hippopotames se baignent. Un balbuzard pêcheur se tient en haut d’un arbre.
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Sur un rocher, sèche un anhinga d’Afrique. Un oedicnème vermiculé, un choucador à oreillons bleus… ils sont tous venus nous dire au revoir. Vers 9h00, on fait une pause pipi dans le bush et on boit un jus de fruits. On attrape la piste principale et on sort du parc à 9h40 sur la route A33. On passe à Sedudu Gate à 10h40. On arrive à l’aéroport de Kasane à 11h00. On remercie Newman (kea lebora ra = merci). L’aéroport est tout petit. On va faire un tour dans la seule petite boutique de souvenirs en attendant l’ouverture de l’enregistrement. Après avoir déposé les bagages, on va grignoter des barquettes de frites et coca à la seule boutique de nourriture, frites qu’on a attendu 45 minutes ! Et il n’y avait pas de monde ! On devait embarquer à 13h30 mais l’avion d’Air Link n’arrive qu’à 13h50. On embarque à 14h15 pour un décollage à 14h30. On arrive à Johannesburg à 16h15 : tamponnage du passeport, passage à la sécurité. L’embarquement se fait à 18h25 et on décolle à 19h30. Le pilote nous indique qu’on n'arrivera à Paris qu’à 6h30 le lendemain matin au lieu de 6h00 car on doit contourner le Niger et le Mali qui sont en conflit.
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Bilan Chobe :
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Mardi 18 novembre : un petit-déjeuner est servi à 5h00, heure française. On atterrit à Paris à 6h30. Vu le décalage de l’horaire d’arrivée, on descend sur le tarmac et des bus nous conduisent dans l’aéroport. On va récupérer nos bagages puis on attrape un taxi. On va chez Étienne pour prendre un petit-déjeuner vite fait et récupérer notre voiture garée chez lui. On arrive dans notre campagne en toute fin de matinée.
Copyright Magali et David BELLEC